Cloud qui ferme, disque dur qui lâche, téléphone cassé :...
Lire la SuiteCombien de photos avez-vous prises de vos enfants cette année ?
Deux cents ? Cinq cents ? Plus ?
Maintenant, deuxième question : combien pourrez-vous encore regarder dans vingt ans ?
C’est la question que pose Fabien Olicard dans son podcast Le Fil Mental, dans un épisode au titre qui dérange : « Nos photos de famille vont disparaître et c’est notre faute ». Et ce qui rend ce constat particulièrement percutant, c’est que Fabien Olicard n’est pas photographe. Il n’a aucun intérêt commercial à vous vendre des tirages. C’est un mentaliste, spécialiste du cerveau et du comportement humain, auteur de plusieurs livres sur la mémoire et la psychologie et son podcast Le Fil Mental a été sélectionné par Apple Podcasts parmi les 10 meilleurs podcasts de l’année 2025.
Quand quelqu’un comme lui tire la sonnette d’alarme sur nos photos de famille, ça mérite qu’on l’écoute.
Ce titre d’épisode n’est pas un titre racoleur. C’est un diagnostic.
Fabien Olicard y décrit une réalité que nous refusons de voir : nous produisons plus d’images que jamais dans l’histoire de l’humanité, et nous sommes en train de construire la génération qui n’aura presque aucune photo à montrer à ses enfants.
Pas parce qu’on ne photographie pas. Mais parce qu’on photographie mal c’est-à-dire sans penser à la durée.
« Le vrai cadeau qu’on peut faire à nos enfants, ce n’est pas de leur laisser dix mille photos dans un cloud qui fermera. C’est de leur en laisser dix, sur papier, qu’ils pourront tenir dans leurs mains. » — Fabien Olicard, Le Fil Mental
Relisez cette phrase. Lentement.
Pas dix mille. Dix.
Il ne dit pas qu’il faut photographier moins. Il dit qu’il faut photographier autrement. Et surtout : matérialiser.
« …un cloud qui fermera. »
Pas qui pourrait fermer. Qui fermera. Olicard emploie le futur avec une certitude que nous préférons ignorer. Et pourtant, l’histoire lui donne raison :
Picasa, le service photo de Google : fermé en 2016.
Flickr : a supprimé des millions de photos de ses utilisateurs gratuits en 2019.
Google Photos : a mis fin à son stockage illimité en 2021, sans préavis suffisant.
Des centaines de services de partage photo des années 2000 ont tout simplement disparu, emportant avec eux des albums entiers de familles.
Ce n’est pas une question de si. C’est une question de quand.
« …qu’ils pourront tenir dans leurs mains. »
Ce n’est pas un détail anodin. Fabien Olicard, en spécialiste du fonctionnement du cerveau, sait exactement ce qu’il dit. La mémoire émotionnelle est profondément liée au toucher, à la sensation physique. Tenir une photo entre ses mains, c’est activer un registre mémoriel qu’aucun écran ne peut reproduire. Scroller sur un téléphone ne laisse presque aucune trace durable. Tenir une photo, si.
Depuis l’avènement du smartphone, nous sommes devenus des machines à produire des images. Des milliers de clichés s’accumulent chaque année dans nos téléphones, nos clouds, nos galeries en ligne. On a l’impression de tout garder. En réalité, on ne garde presque rien.
Voici ce que personne ne vous dit sur vos photos numériques :
Les formats changent. Vous souvenez-vous des fichiers .bmp ? Des CD-ROM ? Des clés USB de première génération ? Dans dix ans, certains formats d’aujourd’hui seront illisibles par les appareils de demain.
Les clouds ferment. Comme le dit Olicard, pas « peut-être », mais quand. Et ils changent leurs conditions avant de fermer, supprimant au passage des années de souvenirs.
Les disques durs meurent. La durée de vie moyenne d’un disque dur externe est de 3 à 5 ans. Les clés USB, moins encore. Combien de familles ont perdu des albums entiers lors d’une panne informatique ?
Les téléphones se cassent, se volent, se noient. Et avec eux, parfois, des années de photos de bébé, de premières dents, de vacances en famille.
Il y a quelque chose de profondément trompeur dans la photo numérique : elle donne l’illusion de la permanence.
On se dit « je le garde quelque part », mais ce quelque part est fragile, conditionnel, dépendant d’une entreprise privée, d’un abonnement, d’un appareil fonctionnel, d’un mot de passe dont on se souvient.
Fabien Olicard formule cette réalité avec une précision qui fait mal. Ce n’est pas un photographe qui veut vous vendre des tirages. C’est un homme qui étudie le cerveau humain et qui observe, avec inquiétude, ce que nous sommes en train de faire à notre mémoire collective.
« Le vrai cadeau qu’on peut faire à nos enfants, ce n’est pas de leur laisser dix mille photos dans un cloud qui fermera. C’est de leur en laisser dix, sur papier, qu’ils pourront tenir dans leurs mains. »
Dix photos. Pas dix mille. Dix.
Des photos qu’on peut sortir d’un tiroir. Qu’on peut sentir. Qu’on peut montrer à ses petits-enfants. Des photos qui existent dans le monde réel, pas dans un serveur quelque part en Virginie.
Réfléchissez-y un instant.
Vos grands-parents ont peut-être eu quelques dizaines de photos de toute leur vie. Pourtant, ces photos existent toujours. Elles traversent les générations, s’usent aux bords, jaunissent avec élégance et racontent une histoire.
Mes parents ont un album photo posé sur le buffet du salon. Il a 40 ans. Il est encore là.
Combien d’entre nous pouvons dire la même chose d’une galerie en ligne créée en 2010 ?
Un tirage photo de qualité professionnelle, conservé dans de bonnes conditions, peut durer plus d’un siècle. Les archives argentiques de nos arrière-grands-parents en sont la preuve vivante. Elles ont traversé deux guerres mondiales, des déménagements, des incendies et elles sont encore là.
Nos fichiers JPG stockés sur un cloud américain ? On verra.
Il y a une dimension que l’on oublie souvent dans notre rapport aux images : le toucher crée le souvenir.
Ce n’est pas une intuition poétique — c’est de la neuropsychologie. Et c’est précisément pour ça que Fabien Olicard ne parle pas de « stocker des photos sur papier ». Il parle de photos que ses enfants pourront tenir dans leurs mains. Ce verbe est choisi avec soin, par quelqu’un qui sait comment fonctionne le cerveau.
Les souvenirs associés à une expérience physique — tenir une photo, tourner les pages d’un album, sentir le papier — sont bien plus ancrés que ceux liés à un geste digital. Scroller sur un écran ne laisse presque aucune trace mémorielle durable. Tenir une photo entre ses mains, si.
Un tirage encadré dans le couloir, c’est une photo que vos enfants verront chaque jour. Pas besoin de se connecter. Pas besoin de se souvenir d’un mot de passe. Pas besoin que le serveur soit disponible. Elle est là. Elle existe.
C’est la différence entre une image que l’on possède et une image que l’on loue à une entreprise.
Au Studio B, je ne livre pas uniquement des fichiers numériques. Ce n’est pas un choix anodin, c’est une conviction profonde, que Fabien Olicard met des mots bien plus puissants que les miens sur l’importance de matérialiser ce qui compte vraiment.
Voici les supports physiques que nous créons ensemble :
Imprimés sur tirage d’art (durée de vie estimée : 100 à 200 ans selon les normes ISO), ces tirages sont faits pour traverser les générations. Ils trouvent leur place dans un salon, un couloir, une chambre d’enfant.
Un album Studio B, c’est une reliure à plat, des photos imprimées directement sur les pages. Pas de pochettes plastique. Pas de photos qui glissent. Une œuvre durable.
Je fournis également les fichiers numériques parce qu’ils ont leur utilité. Mais en complément, jamais à la place. Et je vous conseille toujours de les copier sur au moins deux supports différents.
« Je les imprimerai moi-même un jour. »
Ce jour n’arrive presque jamais. Pas par manque d’amour, mais par manque de temps. Et les fichiers finissent par se perdre avant qu’on y pense dans un cloud qui a fermé, sur un téléphone qui ne marche plus.
« C’est cher, les tirages professionnels. »
Cher comparé à quoi ? À des photos perdues dans un cloud fermé ? Fabien Olicard a raison : ce n’est pas une question de quantité, c’est une question de qualité et de durabilité. Dix photos qui durent cent ans valent infiniment plus que dix mille photos qui disparaissent.
« J’ai tout dans mon téléphone. »
Et si votre téléphone tombait dans l’eau demain ?
Imaginez votre enfant à 35 ans.
Il cherche une photo de lui petit, avec vous. Une photo de Noël, d’un anniversaire, d’un dimanche ordinaire où vous étiez simplement heureux ensemble.
Est-ce qu’il la trouvera ?
Est-ce que le service cloud existe encore ? Est-ce qu’il connaît le mot de passe ? Est-ce que le téléphone de l’époque a été sauvegardé ?
Ou est-ce qu’il tombe, dans un tiroir, sur un tirage photo qu’il peut tenir entre ses mains — et sur lequel il reconnaît votre sourire ?
La réponse à cette question, vous la construisez maintenant.
Vous n’avez pas besoin de tout repenser du jour au lendemain. Voici trois actions concrètes :
Faites une vraie séance photo professionnelle, pas pour les réseaux, mais pour vous. Pour garder une trace digne de ce que vous vivez.
Commandez au moins quelques tirages, même petits, même simples. Imprimez. Accrochez. Offrez. Tenez-les dans vos mains.
Pensez « support physique » avant de penser « cloud », le numérique comme sauvegarde, le physique comme trésor.
Je suis David Bascunana, photographe portraitiste à Beaucaire dans le Gard. Portraitiste de France 2023 et 2025, European Photographer 2025, mais surtout, quelqu’un qui croit profondément que vos moments de famille méritent d’exister en dehors d’un écran.
Fabien Olicard ne vend pas de photos. Il n’a aucune raison de vous dire ce qu’il dit. Et pourtant, il le dit parce que c’est vrai. J’espère que ça compte un peu plus, venant de lui.
Au Studio B, je vous accompagne de la séance jusqu’au mur de votre salon. Parce qu’une photo que l’on accroche, c’est une photo que l’on ne perd pas.
Vous souhaitez en savoir plus ? Contactez-moi pour une séance découverte ou retrouvez-moi à Beaucaire, dans le Gard.
Article rédigé en écho au podcast de Fabien Olicard, mentaliste, spécialiste du cerveau, auteur et créateur du podcast Le Fil Mental, sélectionné par Apple Podcasts parmi les 10 meilleurs podcasts de 2025. Épisode : « Nos photos de famille vont disparaître — et c’est notre faute ».
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