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Lire la SuiteLe 16 août 2026, Midi Libre m’a consacré un article intitulé « David Bascuñana, photographe : derrière les prix, l’art du portrait ». Je voulais revenir ici, avec mes mots, sur ce que représentent ces récompenses et surtout sur ce qu’il y a derrière : une méthode et une vision du portrait que j’affine depuis l’ouverture du Studio B en mai 2017.
Chaque mois, j’envoie au minimum trois photos aux concours internationaux organisés aux États Unis. Sur les 34 687 participants de cette édition, une présélection mensuelle retient 130 finalistes, parmi lesquels 10 photographes sont récompensés. Autant dire que la marge d’erreur est proche de zéro.
En 2023, puis en 2025, j’ai obtenu le titre de Portraitiste de France. En 2025 toujours, j’ai reçu le titre de European Photographer. Plus récemment, en juillet et en août, deux de mes portraits ont été primés aux International Photography Awards, avec une troisième place française à la clé.
Je ne fais pas ça pour accumuler des trophées. Je le fais pour continuer à me challenger et pour montrer, concrètement, que je sais travailler mon métier. Diriger une entreprise au quotidien peut vite happer le temps qu’on consacre à progresser techniquement. Ces concours sont ma façon de rester exigeant avec moi même et de prouver, à chaque nouvelle photo envoyée, que j’ai encore quelque chose à apprendre et à démontrer à mes clients.
Mon activité principale, ce sont les séances en studio où les familles se lâchent et s’amusent, les portraits solo et les mariages. Avec les enfants en particulier, je ne cherche jamais la pose figée. J’utilise des tours de magie, des pistolets à eau, tout ce qui peut faire tomber les barrières et révéler une posture naturelle, une expression sincère, un éclat de rire qui n’était pas prévu au programme.
Chaque famille est différente. Chacune arrive avec son propre chemin, ses propres pudeurs, sa propre énergie. Mon travail commence dès qu’elle franchit la porte du studio : mettre les gens à l’aise, désamorcer la gêne, créer un espace où ils oublient l’objectif. C’est cette part du métier qui, je crois, fait vraiment la différence entre une photo technique et un portrait qui raconte quelque chose.
Dans un rayon de 200 kilomètres, je suis aujourd’hui celui qui réalise le plus de photos de famille en studio. Mes clients viennent du nord de l’Ardèche, de Marseille, de Narbonne, et bien sûr de tout le Gard et de la Provence. Ils recherchent une qualité et une approche qu’ils ne trouvent pas ailleurs, dans un contexte où les séances en studio se font plus rares.
Cette reconnaissance, je l’attribue avant tout aux valeurs que mes clients retrouvent dans leurs photos : la confiance, l’authenticité, le soin apporté à chaque détail, des poses aux lumières en passant par les fonds que je teste et ajuste pendant une heure et demie de séance. Je me considère avant tout comme un créateur. La technique, je l’intègre jusqu’à la faire oublier, pour me concentrer sur l’essentiel : l’être humain en face de moi.
Dix prix restent à décrocher avant la première marche du podium international. En attendant, je continue à envoyer mes photos chaque mois, à travailler chaque séance comme si c’était la première, et à accueillir dans mon studio de Beaucaire les familles, les couples et les personnes qui me font confiance pour leur portrait.
Vous pouvez retrouver l’article complet de Midi Libre ici : David Bascuñana, photographe : derrière les prix, l’art du portrait
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